Art Erogênique created by HUGH DOBBS - is a French play on words ; a sort of paradox, in which the art is both erogenous and disturbing.
These bodies are not just simple sex-objects, but fragmented objects, put together symbiotically in order to compose a hyper-object, a scene, a symbolic construct... Thu
the objects go beyond a simple object state to become the symbolic object, the « object of the object ». He doesn’t attack eroticism or pornography, but the need to pervert it, the need to show it as something dirty. His objects are beautiful, sexy, desirable, tasty, but we can perceive more...

Les corps ne sont pas que des objets et encore moins lorsqu’ils sont morcelés. Ses objets - en tant que constructions structurales - sont agencés de façon à composer soit des hyper-objets, soit un paysage (érosage), soit une scène au sens ritualisé du terme... Le sujet devient alors une construction symbolique, l’expression de l’interdépendance de ces constituants. Les objets ainsi agencés deviennent bien plus que de simples objets ; ils sont l’expression de l’objet symbolique de l’objet : l’objet de l’objet. Le spectateur assiste de ce fait à une sanctification des zones érogènes sous forme de mise en scène du rite et/ou la mise à nu parodique de ce dernier.

L’artiste n’attaque pas l’érotisme, ni même la pornographie mais le besoin de les pervertir, de les montrer sans ressenti comme quelque chose de simplement sordide, “bandant”.

Les « figurants » des tableaux peuvent être beaux, sexy, désirables, goûteux. Donnant parfois envie de les caresser, de les savourer, de les sentir ou d’entendre le son de leurs fluides. Mais ils sont arrangés de telle sorte que nous percevons surtout leur mal-être et peut-être le nôtre.

Certaines des œuvres d’Hugh Dobbs ont un caractère “mystico-bouffonesque” : il pose les principes de la pratique du culte érotique, “éroship”. De même que « whoreship » signifiera cette même pratique mais, en faisant la « pute » en plus. Mais comme tout culte, les rites surtout esthétiques ne sont que le décor servant à masquer le vide, à fanatiser, à abêtir les masses ...

Face à cet obscurantisme à deux visages (le puritanisme et le libertinage), il propose de prendre les armes telles que le plaisir, les larmes, l’ironie, le rire ....